Qui sommes-nous ?

Nonumoï est une compagnie de théâtre française, créée en 2008 à Gennevilliers sous l’impulsion de Delphine Salkin, metteur en scène, actrice et auteur, en collaboration avec Daniel Loayza (dramaturge, traducteur) et depuis 2011 avec Pascale Salkin (créatrice sonore, compositrice ainsi que co-auteur et co-metteur en scène de certains spectacles).

Delphine Salkin

Directrice artistique, metteur en scène, actrice, auteur, pédagogue

Delphine Salkin est belge et vit en région parisienne. Diplômée de l’INSAS en 1988, elle travaille comme actrice, assistante, metteur en scène, répétitrice, coach d’acteurs au cinéma et au théâtre et plus récemment en tant qu’autrice de documentaires radiophoniques. Delphine Salkin s’est également formée auprès de Patsy Rodenburg, Fiona Shaw, Martina Catella, Vincent Rouche, Claude Régy… Elle a été membre actif du collectif A Mots Découverts entre 2007 et 2017.

Elle est professeur de théâtre, titulaire du Diplôme d’Etat et donne des cours dans différentes structures.

À Bruxelles,elle a travaillé pour différents metteurs en scènes dont M.Dezoteux, Th.Debroux, Stéphane Olivier et en France dans plusieurs spectacles de Georges Lavaudant (Platonov, Un chapeau de paille d’Italie, L’Orestie, entre autres). En 2008, elle a mis en scène La leçon d’anatomie de Larry Tremblay, puis en 2011 Intérieur voix (première version) au Nouveau Théâtre de Montreuil. Dans la foulée, elle a joué Smell language, que Howard Barker a écrit pour elle, au Studio Gémier du Théâtre de l’Odéon. En 2013/14, elle a mis en scène Sous la ceinture de Richard Dresser au Tnba (Bordeaux) qui a été repris au Théâtre 95 (Cergy), au Théâtre Varia (Bruxelles) et au Théâtre des Célestins (Lyon). La nouvelle version théâtrale d’Intérieur voix a été créée au Théâtre du Rideau fin 2014 en création collective avec Isabelle Dumont, Pierre Sartenaer et Raymond Delepierre. Nominé dans plusieurs catégories par le syndicat de la critique belge, Intérieur voix remporte le Prix de la Meilleure Création artistique et sonore 2014.

Depuis 2012, elle a écrit et mis en scène pour ses élèves acteurs  : Le café de la place, Voisins, voisines, Casting et en 2017 Noce(s) !.

Ces spectacles ont été créés et produits au Théâtre de la MDC de Gennevilliers.

Elle a réalisé avec Marie-Laure Ciboulet deux documentaires radiophoniques pour France Culture : Intérieur voix (nominé au Prix Europa en octobre 2012) et Bonjour voisines. Elle a réalisé en autoproduction un documentaire Petites pauses (diffusion au festival Longueur d’ondes 2018).

Daniel Loayza

Dramaturge, traducteur, conseiller artistique et pédagogue associé pour les ateliers scolaires

Né à Paris en 1961, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (rue d’Ulm, promotion 1982 L), il a étudié les lettres classiques et la philosophie à Paris IV et à Paris X.

En 1988, il rencontre Georges Lavaudant, qui l’engage comme dramaturge et lui commande ses premières traductions théâtrales. Depuis, Daniel Loayza a collaboré à plus d’une vingtaine de ses mises en scène. Il a également travaillé avec Patrice Chéreau, Luc Bondy, Catherine Marnas, Dominique Pitoiset, le collectif belge Transquinquennal ou Patrick Pineau, entre autres. Outre ses nombreuses traductions de Shakespeare, Eschyle, Esope, Platon (parues chez Flammarion dans la collection GF, la dernière en date étant Le Conte d’hiver, de Shakespeare, en 2016), Edward Albee, Tennessee Williams, Howard Barker, Tracy Letts, Arthur Miller, Rafael Spregelburd, Abi Morgan ou Bertolt Brecht (parfois accompagnées d’introductions, de postfaces ou de notes), il a publié plusieurs articles sur des sujets divers (théâtre, traduction, littérature antique ou contemporaine, philosophie) dans des revues telles que Po&sie, Vacarme ou Ubu-Scènes d’Europe, ainsi que dans différents recueils. Sa version d’ Une Bête sur la Lune, de Richard Kalinoski (mise en scène d’Irina Brook), lui a valu en 2001 un Molière de la meilleure adaptation.

Professeur agrégé de lettres classiques (promotion 1986) et titulaire d’un DEA de philosophie, il est actuellement détaché à l’Odéon-Théâtre de l’Europe en qualité de conseiller artistique et rédacteur depuis 1996, et préside depuis 2015 la Commission nationale d’aide à la création dramatique.

Plus de renseignements sur :

www.theatre-contemporain.net

https://www.editionstheatrales.fr/auteurs/daniel-loayza-406.html

https://www.theatre-video.net/video/Entretien-avec-Georges-Lavaudant-1428

https://www.babelio.com/auteur/Daniel-Loayza/167539

 

Pascale Salkin

Compositrice, créatrice sonore, auteur, collaboratrice artistique sur les spectacles et pour les cours de théâtre donnés aux adultes.

Pascale Salkin est née à Liège (Belgique) et vit en région parisienne depuis 2002. Formée à L’INSAS à Bruxelles, elle a travaillé principalement en tant que comédienne – au Théâtre Varia pendant une douzaine d’années – sous la direction de Michel Dezoteux, Marcel Delval, Bernard Yerlès et Martine Wyckaert (Shakespeare, Strindberg, Schwab, Racine, Molière, Feydeau….). Elle a également tourné au cinéma avec Chantal Akerman, Jacques Doillon, Jacques Rivette et André Delvaux, entre autres.

Compositrice, musicienne et chanteuse, elle a enregistré un premier album en français sous le nom de Ripley (sorti avec l’aide de la communauté française de Belgique), puis un second album en anglais en 2004 : Minty style, produit par Inca Production.

Pascale Salkin compose des musiques pour la publicité et pour le théâtre : Affaire d’âme d’Ingmar Bergman dans une mise en scène de Myriam Saduis au Théâtre Océan Nord à Bruxelles (en collaboration avec Jean-Luc Plouvier), Intérieur voix de Delphine Salkin au CDN de Montreuil et La banalité du mal de Christine Brückner dans une mise en scène de Jean Paul Sermadiras à Manufacture des Abbesses à Paris et Le rêve d’un homme ridicule au Théâtre de Belleville en 2015, au Théâtre du Poche Montparnasse en 2017 pour le metteur en scène Olivier Ythier.

Elle a signé la création sonore et la composition des musiques originales de Sous la ceinture, de Richard Dresser pour Delphine Salkin en 2013-2014.

Ses compositions sont consultables en accès libre sur  :

http://www.pascalesalkin.com

https://soundcloud.com/pascale-salkin

Nonumoï vise à créer des spectacles de théâtre, mais aussi des événements : installations sonores, lectures publiques de textes de théâtre, ou autres. Nonumoï propose également des ateliers pédagogiques divers dans différents lieux et pour plusieurs niveaux et âges. La compagnie bénéficie de l’habilitation de la DAAC (Délégation Académique aux Arts et à la Culture) de la Ville de Paris ; elle  est soutenue et subventionnée par la Municipalité de Gennevilliers. En partenariat avec  l’Odéon-Théâtre de l’Europe et L’Éducation nationale, Nonumoï anime des ateliers en milieu scolaire au sein des collèges et lycées à Paris et en région parisienne. La compagnie a répété ou présenté des spectacles à la Maison du Développement Culturel (MDC) de Gennevilliers, au T2G (Centre Dramatique National de Gennevilliers), ainsi que des lectures à l’Odéon-Théâtre de l’Europe.

Nonumoï doit son nom au grec ancien : l’adjectif nônumos, ici au pluriel, désigne chez Homère, Eschyle ou Sophocle un être privé de nom ou de gloire, innommé, obscur ou inconnu – l’anonyme.

Donner à voir des spectacles, faire entendre des histoires, qu’elles soient ou non issues du répertoire contemporain ou classique, c’est donner la parole aux anonymes et laisser une trace. Delphine Salkin, par son travail de metteur en scène au théâtre mais aussi de productrice de documentaires radio, cherche à transmettre les traces de vies qui dans leurs singularités deviennent universelles.

Les anonymes ont toujours quelque chose de l’ombre ou de l’obscurité, comme les morts, la foule des têtes sans force que l’Odyssée qualifie de nônumoï, « sans nom ». Le théâtre permet de convoquer ces anonymes et de leur donner corps et voix.

Quels sont actuellement les moyens offerts pour capter au plus juste, au plus riche, au plus libre, le fil de la pensée ? Nous ne sommes plus les spectateurs d’il y a cinq, dix ou cinq cents ans. Il y a eu le cinéma, la télévision ; c’est de cela que nous sommes faits quand nous assistons à un spectacle vivant. Quel est aujourd’hui notre besoin de fiction, quand les grands mythes de l’homme nouveau du XXème siècle se sont effondrés ?

Les spectacles créés vont nous permettre d’aborder ces questions. Ils sont jusqu’à présent essentiellement issus du répertoire contemporain, permettant ainsi de faire découvrir des auteurs encore méconnus en France (Richard Dresser, Abi Morgan), mais nous envisageons aussi d’aborder Shakespeare, Sophocle ou Tchekhov.

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